2018.02.02 – Échanges

Étanchéification d’un haut-parleur

Nous nous attelons au problème des haut-parleurs étanches. L’excitateur utilisé est en partie en papier. D’après Patrice, technicien au LiPhy, nous pourrions juste l’isoler avec une fine couche de silicone mais cette solution ne sera pas pérenne. Les vibrateurs de téléphones sont plus petits et scellés par des machines. Les jointures sont donc très petites et ne permettent pas à l’eau d’entrer.  D’après Maxime, Post-doctorant au LiPhy, une simple gaine thermo-rétractable permet d’isoler l’électronique de l’eau.

Nous réalisons donc un système de ce type, recouvert d’un ballon de baudruche permettant de plonger librement les fils électriques dans l’eau.

Nous avons aussi fait des recherches sur les haut-parleurs/transducteurs immersibles. Cela existe pour les piscines, et une version DIY est montrée sur le site instructables. En isolant l’arrière du caisson nous pourrions avoir un système pouvant résister à l’eau…

 

 

Rencontre avec Nathalie Henrich

Nous rencontrons pour la première fois Nathalie, directrice du département Parole et Cognition au Gipsa Lab. Nous discutons plus particulièrement de l’anatomie de la vessie natatoire, encore mal comprise dans le projet. Une compréhension du matériau, de sa structure et des caractéristiques biomécaniques du muscle sonique apparait nécessaire pour espérer créer une vessie biomimétique capable de reproduire le chant des poissons. De son côté, le Gipsa Lab travaille à la conception et à la fabrication de tissus en collagène produits par impression 3D. Une telle technique pourrait nous permettre d’obtenir des matériaux très fins (de l’ordre du millimètre), ayant des propriétés mécaniques spécifiques. Le Gipsa Lab travaille actuellement avec un pôle d’impression 3D de l’université de Grenoble : la plateforme Gi-Nova. Nous évoquons également des pistes de restitution possibles de ce projet : un concert immersif dans une piscine ?

Échange avec Éric Parmentier

Nous avons précédemment contacté M. Parmentier, directeur du laboratoire de Morphologie Fonctionnelle et Évolutive à l’Université de Liège, et spécialiste du chant des poissons. Selon lui, les vessies natatoires ne seraient pas des structures résonantes comme nous le présumions : sa vibration est tributaire des muscles qui les excite. Il insiste sur la diversité des morphologies existantes : il existe en réalité plusieurs systèmes de stimulation vibratoire (cit. “Certains Ophidiiformes par exemple ont des vessie partiellement ossifiées, et l’os peut entrer en vibration. J’avais aussi décrit un poisson Carapus […] où la vessie entrerait en vibration suite à une contraction à 10 Hz. Dans ce cas-ci, la vessie est intimement liées à une côte qui est élargie et nous supposons que c’est cette côte qui entre en vibration…“). Cela nous conforte dans l’idée de bien comprendre la morphologie / l’anatomie des poissons, et donc de lui rendre visite à Liège pour échanger plus en détails.

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